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Le groupe parlementaire Pastef a tenu un point de presse au cours duquel son président, Ayib Daffé, ainsi que le député Guy Marius Sagna, sont revenus sur l’actualité législative et les polémiques entourant plusieurs dossiers en cours à l’Assemblée nationale.

Sur le plan législatif, Ayib Daffé a rappelé que les travaux en commission ont débuté depuis mercredi, avec l’examen du projet de Code du travail et du projet de Code de la sécurité sociale, tous deux destinés à un passage en séance plénière. Il a précisé que l’examen du Code du travail a été renvoyé, une saisine des centrales syndicales ayant été effectuée en amont, et que les députés ont invité le gouvernement à se conformer aux textes et lois en vigueur. Le projet de loi sur la sécurité numérique a également été étudié en commission, le gouvernement étant appelé à prendre les dispositions nécessaires pour une meilleure adoption du texte.

Concernant les propositions de loi, Ayib Daffé est revenu sur la modification de l’article 37 de la Constitution, initiative portée par le député Amadou Bâ et visant à contraindre le président de la République à déclarer son patrimoine à l’entrée et à la sortie de son mandat. Il a indiqué que le ministre de la Justice a proposé en commission d’élargir cette obligation au Premier ministre et au président de l’Assemblée nationale, amendements qui seront intégrés au texte soumis au vote en séance plénière. Le président du groupe Pastef a affirmé que son groupe voterait ce texte à la majorité des trois cinquièmes, sans recourir à un référendum ni à une contestation juridictionnelle, estimant que le dialogue institutionnel est d’ores et déjà établi sur cette question.

De son côté, Guy Marius Sagna a consacré son intervention à la controverse relative aux crédits spéciaux et aux fonds politiques. Il a dénoncé les accusations selon lesquelles cette réforme viserait à combattre le président Bassirou Diomaye Faye, rappelant que Pastef avait déjà annoncé, dès 2024 dans son projet de société, la nécessité de soumettre ces fonds à un contrôle associant plusieurs acteurs. Il a également réfuté l’idée selon laquelle le départ du Premier ministre de la Primature aurait été motivé par la volonté d’évoquer cette question, rappelant que celui-ci s’était déjà exprimé à ce sujet alors qu’il occupait encore ses fonctions.

Le parlementaire a précisé que Pastef n’a jamais réclamé la suppression des crédits spéciaux, mais leur encadrement, afin qu’ils soient utilisés à des fins utiles et non partisanes. Il a révélé qu’en commission, les tenants du maintien du dispositif actuel avaient justifié leur position par la nécessité de disposer de ces fonds pour faire de la politique. Guy Marius Sagna a annoncé, à cet égard, le dépôt prochain d’une nouvelle proposition de loi destinée à compléter le régime juridique des crédits spéciaux et à encadrer d’autres fonds. Il a enfin averti que son groupe userait de tous les moyens légaux face à toute tentative de remettre en cause ses engagements, se refusant à être complice d’une trahison du vote des Sénégalais.


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