Les revenus générés par le secteur extractif sénégalais ont atteint 303,02 milliards de francs CFA au premier semestre 2025, dont 293,24 milliards ont été versés au budget de l’État, selon le rapport semestriel du Comité national de l’Initiative pour la transparence dans les industries extractives (ITIE).
Le document, qui sera remis ce vendredi au président de la République, Bassirou Diomaye Faye, par le président du Comité national de l’ITIE, Thialy Faye, fait état d’une progression des recettes dans les secteurs des mines et des hydrocarbures par rapport à la même période en 2024.
Le secteur minier demeure le principal pourvoyeur de recettes. Ses paiements sont passés de 187,35 milliards au premier semestre 2024 à 224,45 milliards de francs CFA sur la même période en 2025, soit une hausse de 19,8 %.
Le secteur des hydrocarbures affiche, quant à lui, la progression la plus marquée. Les paiements y sont passés de 45,79 milliards à 75,95 milliards de francs CFA, enregistrant une hausse de 65,9 %.
Selon l’ITIE, cette évolution s’explique par l’augmentation des recettes fiscales classiques, mais aussi par l’apparition de nouvelles sources de revenus liées au démarrage de la production commerciale des nouveaux projets pétroliers et gaziers.
Dans le secteur minier, la hausse des recettes est principalement portée par l’augmentation des taxes d’abattage. Elle est également soutenue par la progression des redevances minières, des dividendes versés à l’État, des retenues à la source sur les salaires, de l’impôt sur le revenu des valeurs mobilières et de la taxe sur la valeur ajoutée (TVA).
Ces performances traduisent une amélioration des niveaux de production, des résultats financiers des sociétés minières ainsi que des recettes fiscales et parafiscales générées par le secteur.
Pour les hydrocarbures, la forte croissance des paiements est principalement liée aux premiers revenus issus de la commercialisation de la part de production revenant à l’État, qui ont progressé de 37,50 milliards de francs CFA par rapport au premier semestre 2024. Cette dynamique est également alimentée par la hausse des taxes d’abattage, de l’impôt sur les sociétés, de la TVA précomptée ainsi que des amendes et pénalités douanières.
Le rapport précise que 96,77 % des revenus du secteur extractif au premier semestre 2025 ont été affectés au budget de l’État. Le reste a été réparti entre le compte d’exploitation de PETROSEN, les fonds propres des organismes collecteurs, les contributions destinées à l’UEMOA et à la CEDEAO, les revenus reversés au COSEC ainsi que les dépenses sociales et environnementales.
L’ITIE souligne que la répartition des recettes reste globalement stable par rapport au premier semestre 2024, le budget de l’État continuant de capter plus de 95 % des revenus extractifs.
Le rapport relève toutefois une baisse des montants alloués aux dépenses sociales et environnementales ainsi qu’aux contributions destinées à l’UEMOA, à la CEDEAO et au COSEC, tandis que les fonds propres des organismes collecteurs sont restés stables.
À titre de comparaison, les recettes du secteur extractif avaient atteint 455,99 milliards de francs CFA sur l’ensemble de l’année 2024, contre 380 milliards en 2023, selon les données de l’ITIE.
En savoir plus sur MEDIA-FD
Subscribe to get the latest posts sent to your email.