500 millions de FCFA pour mobiliser autour des JOJ.
Pendant ce temps, des enfants étudient encore dans des abris provisoires. Des villages attendent des structures sanitaires. Des populations réclament des écoles, des postes de santé et des infrastructures de base.
500 millions de FCFA : pouvait-on faire autrement ?
À titre de comparaison, cette somme pourrait représenter, selon les coûts retenus, des dizaines de salles de classe ou encore 25 cases de santé à 20 millions de FCFA l’unité, en prenant comme référence le financement annoncé en 2026 pour la case de santé de Ndièye à Pire.
Mais au-delà du montant, une question essentielle demeure : à qui appartiennent réellement ces 500 millions de FCFA et d’où viennent-ils ?
Selon les documents de Sénégal Solidaire cités par Alioune Badara Mboup, les Premières Dames ne seraient « ni fondatrices, ni dirigeantes, ni gestionnaires » de la structure et n’interviendraient pas dans sa gestion opérationnelle et financière.
Dès lors, une série de questions s’impose :
Qui a décidé de mobiliser ces 500 millions ?
Qui a signé ?
Qui a financé ?
Quels bailleurs, entreprises ou mécènes ont contribué ?
Combien chacun a-t-il versé ?
Et surtout, quel mécanisme garantit la traçabilité de ces fonds ?
C’est précisément sur ce terrain que la polémique devient politique.
Alioune Badara Mboup rappelle que le président Bassirou Diomaye Faye avait, aux côtés de ses compagnons de lutte, dénoncé les fondations associées aux Premières Dames sous les anciennes présidences de Abdoulaye Wade et Macky Sall, ainsi que les controverses et interrogations qui avaient entouré leur fonctionnement et la traçabilité de certains financements.
Alors, pourquoi reproduire aujourd’hui ce qui était hier dénoncé ?
La question mérite d’être posée. Et elle mérite surtout une réponse documentée.
Une chose est certaine : il ne faudrait pas se précipiter vers une dissolution ou une liquidation de Sénégal Solidaire avant que toute la lumière ne soit faite.
Les comptes doivent pouvoir être contrôlés. Les pièces justificatives doivent être conservées. Les sources de financement doivent être identifiées. Et les responsabilités, s’il y en a, doivent pouvoir être établies.
500 millions de FCFA, ce n’est pas une petite affaire.
Dans un pays où chaque franc public ou privé mobilisé au nom de l’intérêt général doit pouvoir être expliqué, la transparence n’est pas une faveur : c’est une exigence.
En 2029, affirme Alioune Badara Mboup, tout sera clair et le voile sera levé sur cette affaire.
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