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Le député sénégalais et membre du Parlement de la CEDEAO, Guy Marius Sagna, a exprimé, mardi à Accra, ses réserves sur le recours aux marchés et crédits carbone comme réponse au changement climatique.

Intervenant lors d’un débat consacré aux enjeux climatiques, dans le cadre de la deuxième session extraordinaire du Parlement de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), il a assimilé ces mécanismes à une forme de compensation financière permettant, selon lui, aux principaux émetteurs de poursuivre leurs activités polluantes.

« Le marché carbone et le crédit carbone, c’est la même chose : droit de polluer, permis de polluer », a-t-il déclaré.

« Au lieu de réduire leur pollution, on nous paye pour que les autres puissent polluer », a-t-il poursuivi, en contestant notamment l’idée selon laquelle la protection des forêts africaines devrait être conditionnée à une rémunération issue des mécanismes carbone.

Le parlementaire a insisté sur la responsabilité des États africains dans la préservation de leurs écosystèmes. Il a appelé à renforcer les actions en faveur de la protection des forêts, de la restauration des terres et de la préservation des cours d’eau.

Selon lui, « ces actions doivent relever d’une politique environnementale assumée par les États africains ».

Guy Marius Sagna a également évoqué les conséquences de certaines activités extractives sur les écosystèmes ouest-africains, citant notamment la situation du fleuve Sénégal et les effets qu’il attribue à l’orpaillage.

Face à ces enjeux, il a appelé les pays africains à décréter « l’état d’urgence climatique » et à renforcer les moyens consacrés à la protection de l’environnement ainsi qu’à la sensibilisation des populations.


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