
Par Elimane Diagne
Face aux critiques de Monsieur Thierno Bocoum sur le plan de redressement économique initié par le Premier ministre Ousmane Sonko, il convient de rappeler une vérité simple : le temps des slogans est révolu, celui du sérieux et de la rigueur est arrivé.
La critique facile, surtout lorsqu’elle ignore la réalité structurelle de notre économie, ne fait pas avancer le pays. Monsieur Bocoum parle d’ »une déformation professionnelle » pour désigner l’approche fiscale du Premier ministre. En réalité, ce qu’il appelle déformation est une exigence de justice, de rationalisation des ressources et de rééquilibrage budgétaire dans un contexte hérité de dettes mal contractées, de gaspillages et de déséquilibres profonds.
Une fiscalité juste n’est pas une pression, c’est une réparation
Ce que Monsieur Bocoum omet de dire, c’est que la réforme fiscale engagée ne vise pas à pressurer les ménages ou à asphyxier les entreprises. Elle vise d’abord à élargir l’assiette fiscale, réduire les niches abusives, lutter contre la fraude et faire contribuer justement ceux qui y échappaient depuis des années. Il ne s’agit pas d’augmenter pour augmenter, mais de corriger une injustice fiscale chronique où les plus vulnérables paient pendant que les puissants échappent à l’impôt.
Investir, oui. Mais dans la transparence et la productivité
Monsieur Bocoum dénonce la baisse de l’investissement public. C’est vrai, mais il oublie encore de préciser que ce recul s’explique par la volonté assumée du gouvernement de revoir en profondeur la qualité de ces investissements, leur impact réel sur la productivité nationale et leur pertinence budgétaire. Dépenser sans retour mesurable n’est pas une politique de développement, c’est du gaspillage.
L’économie sénégalaise a besoin de réformes courageuses, pas de confort politique
Le gouvernement Diomaye-Sonko a hérité d’un appareil d’État affaibli, de finances publiques fragilisées et d’un modèle économique dépendant de l’extérieur. Penser que l’on peut relancer durablement sans remettre de l’ordre dans les comptes, sans restaurer la souveraineté budgétaire, c’est entretenir l’illusion.
Le plan de redressement ne se limite pas à la fiscalité : il est global, avec des axes clairs sur l’agriculture, l’industrialisation, la souveraineté alimentaire, le numérique, les mines, les énergies renouvelables. Il vise à libérer les forces productives nationales, à restaurer la confiance par la transparence, et à assainir le cadre économique pour attirer des investissements durables.
Une opposition utile devrait proposer, pas caricaturer
La posture de Monsieur Bocoum aurait été plus utile s’il avait proposé des alternatives crédibles. Au lieu de cela, il choisit la voie du dénigrement facile. Mais les Sénégalais ne sont plus dupes. Ils attendent des solutions, pas des commentaires. Le peuple ne veut plus d’ »opposants analystes » mais d’acteurs patriotes prêts à construire.
Elimane Diagne
Citoyen engagé – Patriote
Réponse à la critique de Thierno Bocoum, Président d’AGIR-LES LEADERS
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