Pape Thiaw avant Sénégal–Mali : « Un derby à gagner, dans le respect »
À la veille du quart de finale face au Mali, le sélectionneur du Sénégal, Pape Thiaw, s’est montré serein, respectueux et déterminé. Pour lui, malgré le contexte émotionnel et la rivalité régionale, il ne s’agit que d’un match de football à forte intensité, mais à disputer avec lucidité.
Un derby, mais pas une guerre
« Ce n’est pas une guerre, c’est un match de football », insiste le technicien sénégalais, rappelant les liens fraternels entre les deux nations. « Nous sommes des pays frères. Pendant deux heures, nous serons adversaires, mais cela reste du football. »
Le respect du Mali et le défi mental
Pape Thiaw reconnaît la valeur de l’adversaire malien, saluant notamment sa solidarité et sa force mentale, illustrées par ses prestations en infériorité numérique. « Jouer deux matchs à dix et tenir le résultat, c’est une vraie force. Le Mali est une équipe engagée, solide défensivement et mentalement. »
Les clés du match : équilibre, patience et efficacité
Le sélectionneur sénégalais met l’accent sur plusieurs axes de travail :
- l’équilibre défensif,
- les automatismes tactiques,
- l’efficacité offensive,
- et surtout la gestion des émotions.
« On se crée beaucoup d’occasions. Il faudra être patients et efficaces, car le Mali défend bien. Le match peut se jouer sur le plan mental. »
Un groupe riche et compétitif
Pape Thiaw se félicite de disposer d’un effectif profond et homogène : « J’ai amené 28 titulaires. Quand les joueurs entrent, on ne sent pas la différence. C’est un luxe. »
La concurrence est saine, chaque joueur apportant des qualités spécifiques selon le profil de l’adversaire.
Objectif clair : aller le plus loin possible
Conscient du caractère éliminatoire de la rencontre, le sélectionneur assure que son équipe est prête à tous les scénarios : « Il y aura un qualifié et un éliminé. On est préparés à tout. À nous de mettre tous les ingrédients pour passer ce cap. »
Tanger, une ville porte-bonheur
Resté à Tanger grâce à une première place en phase de groupes, le Sénégal espère poursuivre l’aventure dans cette ville : « On veut rester ici jusqu’au bout. Tanger nous porte bonheur. »
Confiance et ambition
Enfin, Pape Thiaw souligne l’évolution positive du football africain, avec la présence de nombreux entraîneurs locaux au haut niveau, tout en rappelant l’exigence liée au statut du Sénégal : « Quand on s’appelle le Sénégal, il n’y a jamais de match facile. »

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