La production aquacole du Sénégal a progressé de 45 % en 2024 et 2025, grâce notamment à la mise en place d’une ligne de crédit destinée aux promoteurs du secteur, a indiqué jeudi à Dakar le directeur général de l’Agence nationale de l’aquaculture (ANA), Samba Ka.
« En 2024 et 2025, nous avons fait un bond de 45 % en termes de production », a-t-il déclaré lors de l’ouverture du Forum atlantique de l’aquaculture, organisé sur deux jours par l’Atlantic International Research Centre (AIR Centre), une organisation basée au Portugal.
Cette rencontre vise à renforcer la coopération entre les acteurs de l’aquaculture, les investisseurs, les chercheurs et les institutions publiques, afin de contribuer au développement d’une filière compétitive.
Selon Samba Ka, cette progression s’explique par plusieurs avancées, notamment l’instauration d’une ligne de crédit en faveur des promoteurs aquacoles, ainsi que le développement de programmes de formation et de partenariats facilitant l’accès aux intrants, en particulier aux aliments pour poissons et aux alevins.
Le directeur général de l’ANA a également annoncé que le Sénégal travaille à l’élaboration d’une réglementation spécifique à l’aquaculture.
En 2024, le secteur a enregistré une production de 2 074 tonnes et généré 3 045 emplois directs, selon le ministre délégué chargé de l’Élevage, Ousmane Diagne. Ces résultats illustrent, d’après lui, la place stratégique de l’aquaculture dans la politique nationale de souveraineté alimentaire et de création d’emplois.
S’exprimant mardi à Dakar, lors de l’ouverture de la première édition du Salon international de l’aquaculture de Dakar (SIAq-Dakar), tenue du 6 au 8 octobre, le ministre a appelé à intensifier la production à travers l’innovation, l’investissement et le renforcement des partenariats. Les 2 074 tonnes produites en 2024 proviennent de 342 fermes aquacoles, a-t-il précisé.
À l’échelle continentale, l’Afrique ne représente que 3 % de la production aquacole mondiale, a souligné Samba Ka. Il a toutefois insisté sur l’importance du développement de cette filière face au recul des ressources halieutiques et à la nécessité de garantir aux populations un approvisionnement régulier en protéines de qualité.
De son côté, le directeur exécutif de l’AIR Centre, Miguel Miranda, a mis en avant la nécessité de renforcer la coopération entre les pays riverains de l’Atlantique. Il a notamment insisté sur les échanges entre chercheurs, le partage d’expériences et le développement des capacités scientifiques et technologiques.
Pour Miguel Miranda, la mise en place de solutions communes est essentielle pour contribuer à préserver les ressources halieutiques et prévenir leur déclin.
Le Forum atlantique de l’aquaculture s’inscrit dans une série d’activités consacrées au développement de cette filière organisées cette semaine à Dakar, dont le Salon international de l’aquaculture de Dakar, qui s’est tenu du mardi 6 au jeudi 8 octobre.
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