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Une maison témoin, une emprise au cœur d’un terrain de football, une vente présumée et une démolition qui relance les interrogations des riverains.

À la Liberté 6, une affaire foncière autour d’un terrain de football prend une nouvelle tournure. Au cœur du dossier : une maison construite à l’origine comme maison témoin dans le cadre du projet de la Cité Sacré-Cœur 3 et dont l’emprise serait située sur une partie du terrain de football destinée à l’usage collectif.

Selon les riverains, cette partie du terrain avait été mise temporairement à disposition pour permettre la réalisation de la maison témoin. L’accord initial aurait été clair : la construction devait être provisoire et l’emprise devait, après quelques années, être libérée et rendue au terrain de football.

Mais plusieurs années plus tard, la maison serait toujours là.

DU PROVISOIRE AU « PROPRIÉTAIRE » : QUE S’EST-IL PASSÉ ?

Après sa construction, la maison aurait été temporairement mise à la disposition d’un chauffeur du ministère de l’Environnement, dont le logement avait été touché par les inondations.

Puis, selon les témoignages recueillis par les riverains, une information aurait créé la surprise : la maison aurait été vendue à un tiers.

Une vente qui soulève aujourd’hui de nombreuses questions.

Car, selon les éléments dont disposent les riverains, la maison ne disposerait pas d’un titre foncier propre.

Plus encore, les vérifications engagées indiqueraient que l’emprise concernée se trouverait dans l’aire de jeu faisant partie du terrain de football.

UNE QUESTION CENTRALE : COMMENT CETTE EMPRISE A-T-ELLE PU ÊTRE VENDUE ?

C’est là que se situe le cœur du problème.

Si les documents fonciers et les vérifications techniques confirment que cette partie appartient à l’emprise du terrain destiné à l’usage collectif, quelle procédure a permis de la détacher du terrain ?

Réaffectation ? Cession ? Expropriation ? Autorisation administrative ?

Les riverains affirment, à ce stade, n’avoir connaissance d’aucune procédure régulière permettant de transférer cette emprise à un particulier.

Autrement dit : comment une partie d’un espace collectif destiné au sport et aux populations a-t-elle pu se retrouver entre les mains d’un tiers ?

UN GÉOMÈTRE AGRÉÉ ENTRE EN SCÈNE

Face à ces interrogations, les riverains ont décidé de ne pas se contenter de témoignages.

Ils ont fait appel à un géomètre agréé, chargé de procéder aux vérifications techniques et à un état des lieux.

Plans, limites de propriété, emprise du terrain : les différents éléments ont été examinés afin de déterminer avec précision la situation.

À la réception des documents et du rapport, les riverains ont décidé de saisir leur avocat pour engager les démarches juridiques appropriées.

DIMANCHE 6 SEPTEMBRE : LA MAISON EST DÉMOLIE

Alors que le dossier était en cours d’examen, un nouvel événement est venu accélérer la situation.

Dimanche 6 septembre 2026, les riverains affirment avoir constaté la démolition de la maison par la personne se présentant comme propriétaire des lieux.

Face à cette situation, un huissier de justice a été immédiatement appelé afin de constater officiellement les faits.

L’objectif : conserver les preuves et documenter l’état des lieux au moment de la démolition.

« NOUS IRONS JUSQU’AU BOUT »

Pour les riverains, il ne s’agit pas simplement d’une maison.

Il s’agit de l’avenir d’un terrain de football et d’un espace collectif.

Ils annoncent leur détermination à utiliser toutes les voies de droit disponibles afin que les documents fonciers, les plans, les autorisations éventuelles et les conditions de vente soient examinés par les autorités compétentes.

Si leurs droits sont confirmés, ils souhaitent récupérer l’emprise concernée et voir le terrain de football rétabli dans son intégralité.

FD MEDIA – L’ACTUALITÉ SANS FILTRE

À ce stade, plusieurs questions restent donc sans réponse.

Qui est juridiquement propriétaire de cette emprise ?

Sur quelle base la maison a-t-elle été construite ?

Une procédure de cession ou de réaffectation a-t-elle été engagée ?

Comment la maison aurait-elle pu être vendue à un tiers ?

Et pourquoi a-t-elle été démolie le 6 septembre 2026 ?

Autant de questions auxquelles les documents fonciers, le rapport du géomètre, le constat de l’huissier et, le cas échéant, la procédure judiciaire devront permettre d’apporter des réponses.

FD MEDIA suivra l’évolution de ce dossier.


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