Le scénario était l’un de ceux envisagés par les observateurs avant le jugement. En effet, une peine d’inéligibilité abaissée sous le seuil qui aurait rendu toute candidature impossible. Marine Le Pen avait déjà purgé quinze mois d’inéligibilité depuis sa condamnation en première instance du 31 mars 2025. Combinée à la partie ferme de la nouvelle peine, cette durée déjà accomplie devrait, selon toute vraisemblance, lui permettre d’être éligible avant le premier tour du scrutin.
Mais l’équation politique n’est pas résolue pour autant. La cour a également confirmé une peine d’un an de prison ferme, aménageable sous bracelet électronique, une modalité que Marine Le Pen avait elle-même désignée par le passé comme un obstacle rédhibitoire à toute campagne présidentielle, en raison des restrictions de déplacement qu’elle implique. La question de savoir si elle maintiendra sa candidature dans ces conditions reste donc ouverte, tout comme celle du rôle que pourrait jouer Jordan Bardella, présenté depuis plusieurs mois comme une option de repli pour le parti en cas d’inéligibilité totale de sa présidente d’honneur.
Marine Le Pen, qui avait réservé ses réactions au jugement pour le journal de 20 heures de TF1, devrait préciser dans les prochaines heures si elle entend se maintenir dans la course à l’Élysée malgré cette contrainte judiciaire.
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