Après les propos outrageants tenus par une élue du Paraguay à l’encontre de Kylian Mbappé, le président de la République est monté au créneau pour défendre l’attaquant des Bleus, opposant aux attaques racistes les valeurs républicaines de dignité et de respect. L’affaire a éclaté le 5 juillet, au lendemain de la victoire de l’équipe de France contre le Paraguay (1-0) en huitièmes de finale de la Coupe du monde 2026. Dans un accès de rage sportive, la sénatrice paraguayenne Celeste Amarilla, membre du Parti libéral radical authentique, a publié des commentaires racistes sur les réseaux sociaux. Elle y qualifiait Kylian Mbappé de « Camerounais colonisé », prétendait qu’il « tétait des noix de coco » et affirmait qu’il écoutait des « chimpanzés ».
Face à ce déferlement de haine, le joueur du Real Madrid n’a pas tardé à se faire. Par un message cinglant, il a traité la sénatrice de « femme méprisable et indigne de sa fonction », dénonçant avec force un « racisme décomplexé » qui n’a pas sa place dans le sport ni en politique.
Emmanuel Macron a pris le relais sur X (ex-Twitter). Saluant la posture du joueur, il écrit : « un but de plus pour Kylian Mbappé. Contre le racisme cette fois. Tout mon soutien. » Il enchaîne en rappelant les piliers de la République : « Quand les mots salissent, nos valeurs répondent : dignité, respect, fraternité. »
Une condamnation au plus haut niveau
Sur le plan diplomatique, l’Élysée a tenu à souligner que le président du Paraguay a lui-même condamné les propos de sa compatriote, isolant politiquement la sénatrice. Cette réaction croisée montre que le racisme, qu’il vienne d’un tribune ou d’un stade, appelle une réponse ferme des autorités. En transformant cette polémique en un combat républicain, Emmanuel Macron réaffirme que l’excellence sportive française ne saurait être dissociée des valeurs d’universalisme et de fraternité.
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