18 mars 2026
Accueil » Blog » ABASS FALL CONTRE LES TAMBOURS DU DÉSORDRE : QUAND LA FIDÉLITÉ PARLE PLUS FORT QUE LES FAUX PROPHÈTES
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Dans la jungle feutrée de la politique sénégalaise, où les anciens ennemis d’hier se reconvertissent en apôtres du “patriotisme d’occasion”, Abass Fall a dégainé la parole juste au moment où le brouhaha médiatique commençait à sonner faux. Oui, Abass, le militant à la mémoire longue, l’homme à la colère élégante, a choisi de sortir du silence pour remettre à sa place un certain Abdourahmane Diouf, le nouveau griot de la division, celui qui croit qu’en parlant fort, il finira par séparer Sonko de Diomaye.

Mais voilà, Abass n’est pas du genre à regarder les opportunistes danser sur le tambour du désordre sans réagir. Il a pris sa plume, aiguisée comme une lance peule, et il a frappé fort : un texte net, précis, sans fioritures, où chaque mot pèse comme une gifle politique.
“L’histoire me donne raison”, lance-t-il, calmement, presque avec une satisfaction amère.
“J’avais refusé de rencontrer ce monsieur pour le faire venir dans la coalition. Deux semaines avant les élections, ce n’était pas le moment d’inviter le trouble à dîner.”

Et il avait vu juste.
Parce que Diouf, ce “monsieur”, n’a jamais pu s’empêcher de jouer les prophètes de malheur. Celui qui doutait hier de la candidature de Diomaye, celui qui insinuait l’ombre du mensonge sur le prétendu “attentat de Yarakh”, revient aujourd’hui donner des leçons de morale et de justice.

Mais quelle justice ? Celle des vainqueurs, dit-il. Une justice suspecte, politisée, partiale. Et là, Abass sort le scalpel :
“C’est discourtois et inintelligent. Nous réclamons la justice tout court, pas celle des vainqueurs.”

Pan ! Dans le mille.
Parce qu’au fond, ce que Diouf reproche à Diomaye, c’est d’avoir gagné sans lui.
Et ce que Diouf reproche à Sonko, c’est d’exister encore sans son autorisation.

Abass, lui, observe et tranche. Il ne cherche ni poste ni faveur. Il défend une cause, pas une chaise. Il rappelle que la loyauté n’est pas un slogan de plateau télé, mais une posture, une sueur, un sacrifice. Et à ceux qui croient pouvoir jouer les funambules entre la critique et la compromission, il répond par une phrase qui restera dans les annales :
“Faites attention à vos tibias !”
Oui, les tibias.
C’est rare qu’un politicien sénégalais menace avec une image aussi organique. Mais Abass, lui, a compris que le ridicule tue, et que le peuple adore les formules qui claquent plus fort qu’un communiqué de presse.

Dans cette chronique improvisée, il y a tout : la lucidité, l’ironie, la fidélité.
Et surtout, cette rage froide contre les “profitards”, ces convertis de la dernière heure, ces opportunistes du patriotisme recyclé, qui surfent aujourd’hui sur une prétendue brouille entre Sonko et Diomaye.

Mais, dit Abass, entre ces deux-là, il n’y a pas de brouille, il y a un pacte.
Un pacte forgé dans le feu des trahisons, scellé dans la prison, trempé dans la rue. Une fraternité que les bavardages de salons ne peuvent ni fissurer ni ternir.
“Entre Sonko et Diomaye, l’histoire ne se résume pas à un compagnonnage politique. C’est une philosophie, une amitié, une considération profonde.”

Et pendant que les analystes autoproclamés jouent aux pyromanes de la division, Abass Fall rend hommage aux véritables compagnons de route : Guirassy, Yaye Aïda Mbodj, Déthié Fall, Cheikh Tidiane Dieye, Malick Gackou… des noms qui ont combattu avant que les caméras ne s’allument, des gens qui ont tenu la corde quand la tempête faisait rage.

Le ton est ferme, mais pas haineux.
Abass ne crache pas, il clarifie. Il ne détruit pas, il démasque.
Dans une époque où la politique ressemble à un théâtre de masques, il a choisi d’enlever le sien.

Et dans sa conclusion, on sent poindre à la fois le mépris et la lassitude :

“Calmez-vous, profitards !”
Une phrase qui sonne comme un coup de balai verbal, une purification par le verbe.

Abass Fall, dans cette sortie, ne défend pas seulement Sonko ou Diomaye.
Il défend une ligne : celle de la cohérence.
Il rappelle à ceux qui l’ont oublié que le patriotisme n’est pas une carte de visite qu’on sort selon la météo politique. C’est un engagement, un lien, une fidélité à une idée – même quand elle ne rapporte rien.

Alors oui, la politique sénégalaise a ses poètes et ses pyromanes.
Abass Fall, lui, est un peu des deux : un poète du verbe et un incendiaire de l’hypocrisie.
Quand il parle, ce n’est pas pour séduire, mais pour secouer.
Quand il écrit, ce n’est pas pour plaire, mais pour prévenir.

Et son message est clair :
Ceux qui veulent allumer le feu entre Sonko et Diomaye finiront brûlés par la flamme même qu’ils ont attisée.
Car le patriotisme, version Pastef, n’est pas une boutique où l’on vient faire ses courses électorales. C’est un sanctuaire. Et dans ce sanctuaire, Abass Fall veille au grain, marteau verbal à la main.

Le 8 novembre approche, dit-il, focus incha’Allah.
Mais pour l’instant, il fallait cette parenthèse.
Une parenthèse nécessaire, salutaire, où l’homme de terrain rappelle aux stratèges de salon qu’on ne divise pas deux frères nés de la même lutte.

Oui, Abass Fall a parlé. Et dans son écho résonne un avertissement pour toute une génération de politiciens sans boussole :
le patriotisme n’est pas un costume, c’est une peau.
Et ceux qui essaient de l’enfiler sans conviction finiront écorchés vifs.

Malick Ba

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